(oui, je m'y connais en titres alléchants)
Je pensais vous faire part de mon petit week-end à San Diego, mais pour le moment, le temps me manque pour faire un vrai post, avec plein de photos. Donc aujourd'hui, il n'y aura pas d'images... Et pour être sur que ce soit encore plus ennuyeux, je vais vous parler de ce qui occupe la plupart de mes journées depuis peu: mes cours! (ouais! youpi! pensée positive). Vous l'avez peut-être oublié (vous aussi), je suis à Davis en "séjour académique", ce qui signifie que je suis censée étudier, rendre des devoirs, aller en cours, lire des livres et passer des partiels.
D'ailleurs ce matin, premier partiel américain: Communication Campaigns. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, c'est plutôt étrange, mais voilà..., je crois que l'IEP, l'amphi A, ses copies avec rabat, des lignes pour écrire, me manquent.
Bon j'explique. Ce matin, j'arrive dans l'amphi. J'ai failli être en retard (mais en fait non, parce que je bats tous les jours mon record de vitesse en vélo). Donc j'arrive en amphi, en étudiante consencieuse, je finis de lire le texte que j'aurais du lire la première semaine. Tout le monde s'installe, et là, je vois que tous les autres élèves ont une grille de papier bien spécifique, papier que moi, je n'ai pas. Bon j'avais bien compris que le test serait un QCM, mais je pensais qu'il nous fournissait le papier, ben non! Heureusement, l'Américain est compréhensif et après un soupir genre bon-j'ai-pitié-d'une-pauvre-étrangère-qui-découvre-la-vie-américaine, j'ai obtenu le fameux papier.
Le test en lui même: 50 questions, une dizaine de vrai-faux, le reste en QCM. Même pas de plan 2 parties-2 sous-parties (et sous-sous parties si t'es en forme), ni à chercher une foutue accroche et une ouverture. Pas le stress de ne pas finir la conclu. Oui, c'est triste un partiel américain.
Heureusement, il y a les weekends! Et samedi, je vais là (clique ici): au Treasure Island Music Festival!
jeudi 15 octobre 2009
mercredi 7 octobre 2009
Lake Tahoe, sous le soleil et sous la neige
Alors que ce même weekend avait lieu à San Francisco le Lovevolution Festival, parade de DJ en tous genres et occasion d'excès en tous genres, j'ai choisi l'air pur des montagnes, direction le Lake Tahoe. Attention à bien prononcer le H, sinon, on comprend pas.
Départ à 7 heures samedi matin de Davis. Comme pour le weekend à Yosemite, le groupe est très international, même si nous sommes un peu moins: 12. Deux Françaises, deux Chiliens qui parlent espagnol et qui tentent de parler anglais, nos deux guides américains, et six Coréens qui parlent surtout coréen....
Après deux heures de route, premiers apperçu du lac, au loin... très loin...

Et puis, peu à peu, on se rapproche.
Enfin, le voilà. On est au sud du Lake Tahoe. Fanette Island, seule île du Lac. J'ai pas très bien compris, mais il parait que la reine d'Angleterre (Peter, notre guide a oublié laquelle) venait boire le thé ici. Franchement, j'ai pas voulu mettre en cause ses connaissances historiques, mais pourquoi, Victoria, Elizabeth ou je-ne-sais-qui traverserait un océan et un continent pour venir boire un thé jusqu'ici?) Surtout qu'en définitive, l'île est assez petite. Mais bon, au nom de l'amitié franco-américaine, j'ai jugé bon de ne pas la ramener.



Pause de midi, pique-nique sur ce gros caillou, avec une vue plutôt pas mal sur le lac.
Pourssuite de la randonnée autour du lac.


Départ à 7 heures samedi matin de Davis. Comme pour le weekend à Yosemite, le groupe est très international, même si nous sommes un peu moins: 12. Deux Françaises, deux Chiliens qui parlent espagnol et qui tentent de parler anglais, nos deux guides américains, et six Coréens qui parlent surtout coréen....
Et puis, peu à peu, on se rapproche.
Pause de midi, pique-nique sur ce gros caillou, avec une vue plutôt pas mal sur le lac.
Malgré le soleil, je supporte très bien mes deux polaires, mes gants, mon écharpe et mon béret. 
Pourtant l'eau turquoise est tentante. Ca donne envie de se baigner. Je me suis abstenue, même pas un orteil. 
Pour prouver que j'y étais vraiment et que je n'ai pas piqué les photos sur les dépliants touristiques. 
Fanette Island
A Emerald Bay, Vikingsholm (en phonétique, [VaikingHHHHolmss])
C'est une réplique les plus fidèles de l'architecture scandinave en Amérique du Nord. Non pas que les Vikings soient venus jusqu'ici, mais en fait c'est Mrs Knight, qui dans les années 1920, fan d'architecture scandinave, s'est fait construire le château au bord du Lac. En plus, ça tombait bien, son neveu était architecte.

A Emerald Bay, Vikingsholm (en phonétique, [VaikingHHHHolmss])
Samedi en fin d'après-midi, on monte le camp. Nelson, JC et Julie qui fixent une des tentes.
Préparation du repas, local: on mange mexicain.

Soirée autour du feu, avec une guitare, c'est beaucoup plus sympa. Nelson et Sonia nous ont accordé un petit concert chilien. Ca ne se voit pas sur la photo, mais il a commencé à neiger. Première neige de l'année sur le Lac Tahoe. Si c'est pas beau ça, avoir le soleil et la neige sur le même weekend.
(suis sure que c'est une empreinte d'ours, mais il parait que non).
Et puis de flocon en flocon, il a commencé à faire vraiment très très très froid. En plus, il n'y avait plus de bois, et le feu commençait à faiblir.

Donc après quelques chansons et quelques chamallows, on est tous partis essayer de dormir dans nos sacs de couchage gelés. On a bien pensé avant, de mettre toute la nourriture et tout ce qui a une odeur (dentifrice, déo) dans le box pour ne pas attirer les ours dans nos tentes. Théoriquement, le box est fermé par un cadenas.
Et le lendemain matin, il s'est avéré que le bruit que j'avais entendu était bien réel. Nos pique-nique avaient disparus. Le box avait été ouvert, la vaisselle écafouillée dans la neige. J'ai quand même retrouvé ma trousse de toilette, avec une maginique empreinte de patte (si c'est vrai, d'ailleurs je ne laverai pas pour vous prouver que c'est vrai).
Dimanche midi, a été contraint et forcé de s'acheter à manger. C'est plus facile qu'on pourrait le croire. En fait, il y a des magasins un peu partout, des restaurants, surtout chinois.
Soirée autour du feu, avec une guitare, c'est beaucoup plus sympa. Nelson et Sonia nous ont accordé un petit concert chilien. Ca ne se voit pas sur la photo, mais il a commencé à neiger. Première neige de l'année sur le Lac Tahoe. Si c'est pas beau ça, avoir le soleil et la neige sur le même weekend.
En m'endormant, j'ai entendu un bruit sourd, genre des pas, des grognements et des malles qui tombent.
Bizarrement, l'ours nous avait laissé de quoi petit-déjeuner et n'a choisi que nos repas du midi. Du coup, on a pu prendre des forces avant de partir randonner dans la neige, autour de Eagle Lake, plus petit, mais vaut le détour aussi. Bataille de boules de neige au sommet (faut vraiment que j'apprenne à viser).
Pour l'anecdote, le lac sert de frontière entre l'Etat de Californie et le Nevada. Si la Californie interdit les jeux d'argent, ce n'est pas le cas du Nevada. Du coup, il y a beaucoup de casinos sur le bord du Lac.
D'ailleurs, là, au loin, vous pouvez les apercevoir... (oui, si vous regardez vraiment très bien, et si vous mettez la photo en plein écran, double-cliquez!)
D'ailleurs, là, au loin, vous pouvez les apercevoir... (oui, si vous regardez vraiment très bien, et si vous mettez la photo en plein écran, double-cliquez!)
Libellés :
into the wild,
parce qu'en fait je suis une sportive
lundi 5 octobre 2009
I am alive!
Juste pour prévenir que je suis bien revenue du Lac Tahoe, malgré quelques péripéties (un ours, de la neige, des coréens).
Des photos dans le prochain post, mais là, faut que j'aille en cours. Eh oui, c'est pas ce qu'on croit la vie étudiante...
Des photos dans le prochain post, mais là, faut que j'aille en cours. Eh oui, c'est pas ce qu'on croit la vie étudiante...
mardi 29 septembre 2009
J'aime les gens, et eux aussi
Aujourd'hui, je vous préviens, il n'y aura pas de photos. Deux raisons à ça:
1°) j'aime pas insérer les photos dans les posts, elles se mettent toujours dans un ordre différent que celui que j'avais prévu.
1°) j'aime pas insérer les photos dans les posts, elles se mettent toujours dans un ordre différent que celui que j'avais prévu.
2°) j'en mettrai quand je reviendrai de Lake Tahoe (ce weekend, kayak sur "le plus grand lac alpin d'Amérique du Nord", oui, je me la pète et alors?)
En revanche, vous aurez droit à mon point de vue éclairant sur les Américains. Spécialement pour vous et parce que la socio, j'aime bien: observation participante.
- Première observation: l'Américain est très accessible. Il te parle tout le temps, dans le train, quand tu attends à la caisse, quand tu attends que le feu passe au vert, même quand tu le croises en vélo (mais bon, la conversation est alors plutôt brève).
- Deuxième observation: l'Américain a un avis sur tout: sur ce que tu es en train d'acheter, sur tes études, sur Marx et la fin du capitalisme, sur ce que tu portes, sur ton prénom (ben oui). L'enchainement des sujets est parfois périlleux, surtout pour Marx. Exemple de l'après-midi: à la fin du cours "Génétique et Société" (je sais, ça vous fait rêver), je vais voir la prof pour lui signaler mes deux handicaps majeurs: je suis française et j'ai arrêté le biolo en 1ère ES. Et là, tout en me parlant de génétique, elle me dit qu'elle aime bien mon collier et continue sur la génétique.
- Troisième observation: l'Américain te veut du bien. Il te sourit tout le temps, dans la rue, en voiture, même quand tu viens de lui griller la priorité au stop... Pas un passage à la caisse, sans qu'on te demande "How are you today?". Qu'est-ce que ça peut lui faire? Si je réponds non, il va me filer mon paquet de cookies gratos? Et il ponctue toujours sa conversation par "Take care", même si tu ne le connais et que tu lui as juste indiqué la direction de la bibliothèque. Quand on se connait un peu mieux, c'est-à-dire la deuxième fois qu'on se voit, on ne se fait pas la bise (parce que quand même, on n'a pas gardé les cochons ensemble), mais on se "hug". Comprendre on te serre dans les bras, genre plateau de Perdu de vue, on ne s'est pas revus depuis 30 ans). La première fois, c'est surprenant.
- Quatrième observation: géographiquelent parlant, l'Américain sait qu'en France, il y a Paris et la Tour Eiffel.
Libellés :
étude sociologique,
les gens,
observation participante
samedi 26 septembre 2009
"Le football américain, c'est comme la guerre nucléaire...
... Il n'y a pas de vainqueur, juste des survivants." Haha, la blague, je me marre.
C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Franck Gilfort (un joueur de football américain justement). Non, mais franchement, est-ce qu'on appelle ça un match quand on interrompt le jeu toutes les 30 secondes, tout ça pour recommencer un peu plus loin?
Vu que tout le monde a l'air d'apprécier le jeu, moi je fais un effort, genre j'aime le sport, les jeux collectifs, les stratégies, etc. J'écoute donc patiemment ceux qui veulent absolument que je comprenne l'intérêt du jeu. Après moultes explications et (observations personnelles), voilà ce que j'ai retenu:
- on a un ballon ovale
- on a un terrain divisé en 5 "yards"
- on a 11 joueurs par équipe sur le terrain (mais ils sont environ 5 fois plus AUTOUR du terrain). Ces joueurs ont un équipement spécial: un casque, une épaulière, et un collant (et on se demande encore pourquoi le football américain ne s'exporte pas?)
-le but du jeu: envoyer le ballon de l'autre côté du terrain. Plusieurs moyens de faire ça:
1°) le joueur qui a le ballon fonce "dans le tas", mode buldozer-casque en avant.
2°) le joueur passe le ballon à un de ses coéquipiers qui adoptera la solution 1°.
3°) le joueur ne prend pas la peine de porter le ballon, mais plaque le joueur adverse qui a la balle jusqu'à ce que ce dernier s'écrase dans sa zone de jeu.
De temps en temps, il arrive qu'ils tirent le ballon au pied entre les poteaux du but adverse. Mais le plus souvent, l'un des 4 arbitres stoppe le jeu, pour ensuite recommencer.
Pour illustrer mon propos, quelques images du match mémorable des Aggies (l'équipe de Davis) contre Western Oregon.
En bleu et doré, les gentils, Davis.
En rouge, les méchants, Western Oregon (mais en même temps, pas si méchants que ça, parce qu'ils sont un peu nuls. D'ailleurs, on a gagné).
Obervation: parmi les 50 remplaçants, qui attendent leur heure de gloire sur les bords du terrain, il y en a toujours un qui s'amuse à tirer dans un filet grand comme une porte. Je vois pas vraiment l'intérêt, parce qu'il place le ballon à 50 cm de la cage. Donc forcément, il marque à tous les coups.
Mais bon, l'intérêt du match, c'est moins le jeu que ce qui se passe avant, pendant, autour, après. Et il s'en passe des choses avant le match: Quelques photos de la fanfare, et des supporters.
Grand moment avant le match, lorsque tout le monde s'est levé, la main sur le coeur, tourné vers le drapeau américain, en chantant l'hymne national. Je vous assure que TOUT le monde s'est levé et était vraiment sérieux.
jeudi 24 septembre 2009
September 24th: Fall begins
September 24th: Fall Begins.
Ca a l'air de rien, mais voilà une phrase, qui me servait de repère, jadis, lorsque j'étais bien loin d'ici, de Davis, de son campus, de ses armées de vélos, de ses troupeaux de sororities, de ses demonstrations bien rangées. Le temps est loin où je me disais "en septembre prochain: je ne serai pas à Grenoble, à vérifier 20 fois par heure si mon emploi du temps est affiché sur le site de l'IEP, ou à me demander mais finalement, ça veut dire quoi des CS "obligatoires à obtention facultative"?
Premier pas en tant qu'étudiante sur le campus de Davis, découverte des premiers cours, des professeurs qui parlent plus vite que leur ombre, des amphis sans fenêtres et sans vraies tables, situés à 3km les uns des autres. Surtout, première fois que je remarque que vraiment, je ne suis pas américaine. Cours de communication: amphi bondé, je me retrouve entourée d'américaines justement (il semble que la communication ne soit pas un centre d'intérêt masculin). A quoi reconnaitre une étudiante américaine: elle a un mac greffé sur les genoux et l'Iphone incrusté à l'oreille, le tout accordé à la couleur de ses chaussures et de ses faux ongles. Détail qui ne trompe pas: elle parle américain, et elle parle beaucoup et très vite.
J'ai assisté également à ma première "demonstration" américaine et à mon premier meeting. Dans l'ensemble, ça ressemble à une manifestation en France et à une AG à Grenoble : des intervenants qui veulent défendre le service public, qui sont contre la privatisation de l'éducation, etc, etc. Quelques différences tout de même, et attention, il y a de l'analyse politique dans l'air (Alain, c'est pour toi) (Duhamel pour ceux qui n'auraient pas compris) : Les manifestations américaines vont beaucoup plus vite que les manifestations françaises. Alors qu'en France, la vitesse moyenne d'une manifestation peut être de 50 mètres en une demi-heure, celle d'une manifestion américaine est assez proche du rythme que j'adopte quand je fais mon jogging (parce que oui, ça m'arrive de faire du jogging). J'en déduis donc que les Américains ne manifestent pas moins que les Français, c'est juste qu'ils défilent plus vite. On les voit donc moins longtemps. Voilà.
Ca a l'air de rien, mais voilà une phrase, qui me servait de repère, jadis, lorsque j'étais bien loin d'ici, de Davis, de son campus, de ses armées de vélos, de ses troupeaux de sororities, de ses demonstrations bien rangées. Le temps est loin où je me disais "en septembre prochain: je ne serai pas à Grenoble, à vérifier 20 fois par heure si mon emploi du temps est affiché sur le site de l'IEP, ou à me demander mais finalement, ça veut dire quoi des CS "obligatoires à obtention facultative"?
Premier pas en tant qu'étudiante sur le campus de Davis, découverte des premiers cours, des professeurs qui parlent plus vite que leur ombre, des amphis sans fenêtres et sans vraies tables, situés à 3km les uns des autres. Surtout, première fois que je remarque que vraiment, je ne suis pas américaine. Cours de communication: amphi bondé, je me retrouve entourée d'américaines justement (il semble que la communication ne soit pas un centre d'intérêt masculin). A quoi reconnaitre une étudiante américaine: elle a un mac greffé sur les genoux et l'Iphone incrusté à l'oreille, le tout accordé à la couleur de ses chaussures et de ses faux ongles. Détail qui ne trompe pas: elle parle américain, et elle parle beaucoup et très vite.
J'ai assisté également à ma première "demonstration" américaine et à mon premier meeting. Dans l'ensemble, ça ressemble à une manifestation en France et à une AG à Grenoble : des intervenants qui veulent défendre le service public, qui sont contre la privatisation de l'éducation, etc, etc. Quelques différences tout de même, et attention, il y a de l'analyse politique dans l'air (Alain, c'est pour toi) (Duhamel pour ceux qui n'auraient pas compris) : Les manifestations américaines vont beaucoup plus vite que les manifestations françaises. Alors qu'en France, la vitesse moyenne d'une manifestation peut être de 50 mètres en une demi-heure, celle d'une manifestion américaine est assez proche du rythme que j'adopte quand je fais mon jogging (parce que oui, ça m'arrive de faire du jogging). J'en déduis donc que les Américains ne manifestent pas moins que les Français, c'est juste qu'ils défilent plus vite. On les voit donc moins longtemps. Voilà.
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